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		<title>Les Huit Salopards</title>
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		<dc:creator>Pierre</dc:creator>



		<description>LES HUIT SALOPARDS Se sentant apparemment &#224; son aise dans l'univers du western, Quentin Tarantino nous propose, trois ans apr&#232;s sa relecture de Django, un nouveau western bien rac&#233;. Mais si son pr&#233;c&#233;dent western &#233;tait une nouvelle d&#233;claration d'amour aux ann&#233;es westerns spaghetti, l'influence majeur de ce nouvel opus est &#224; chercher du c&#244;t&#233; du film d'horreur / fantastique. En effet, &#224; plusieurs reprises, le r&#233;alisateur am&#233;ricain a d&#233;clar&#233; s'&#234;tre inspir&#233; du The Thing de John Carpenter pour (&#8230;)

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&lt;a href="https://mydylarama.org.uk/-rubrique37-.html" rel="directory"&gt;Films Extra&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L150xH75/arton379-35b25.jpg?1773229816' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LES HUIT SALOPARDS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se sentant apparemment &#224; son aise dans l'univers du western, Quentin Tarantino nous propose, trois ans apr&#232;s sa relecture de Django, un nouveau western bien rac&#233;. Mais si son pr&#233;c&#233;dent western &#233;tait une nouvelle d&#233;claration d'amour aux ann&#233;es westerns spaghetti, l'influence majeur de ce nouvel opus est &#224; chercher du c&#244;t&#233; du film d'horreur / fantastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#224; plusieurs reprises, le r&#233;alisateur am&#233;ricain a d&#233;clar&#233; s'&#234;tre inspir&#233; du &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; de John Carpenter pour cr&#233;er &lt;i&gt;Les Huit Salopards&lt;/i&gt;. L'influence est effectivement visible tout au long du film : la pr&#233;sence de Kurt Russell (acteur f&#233;tiche de Carpenter) au casting, la neige emprisonnant les protagonistes dans un espace clos, l'id&#233;e que les personnages, mais aussi les spectateurs, ne savent pas qui est digne de confiance dans le groupe que forment les clients de l'auberge. &lt;br class='autobr' /&gt;
En poussant un peu plus loin, on trouverait presque que le personnage du conducteur de la diligence, avec son chapeau et ses lunettes de soleil, ressemble assez au personnage de Kurt Russell dans &lt;i&gt;The Thing &lt;/i&gt; (dans lequel il interpr&#232;te d'ailleurs, lui aussi, un pilote).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RESSERREMENT DE L'ESPACE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;ussite du film de Tarantino est son ambiance. Laissant de c&#244;t&#233; les d&#233;cors grandioses et vari&#233;s des &lt;i&gt;Kill Bill, Inglorious Bastards &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Django Unchained&lt;/i&gt;, Tarantino revient &#224; un certain d&#233;pouillement en concentrant la grosse partie de son film dans un d&#233;cor ferm&#233; (comme dans &lt;i&gt;Reservoir Dogs&lt;/i&gt;). Il s'agit en fait d'un r&#233;tr&#233;cissement de l'espace comme celui effectu&#233; dans &lt;i&gt;Django Unchained&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans celui-ci, on passait d'une premi&#232;re partie faisant la part belle aux grands espaces sauvages pour progressivement se retrouver dans un espace de plus en plus petit : les h&#233;ros traversaient la propri&#233;t&#233; de Calvin Candie pour se retrouver dans sa maison et enfin dans la petite salle &#224; manger o&#249; a lieu la sc&#232;ne la plus tendue du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me chose ici, avec une nature sauvage et mena&#231;ante qui force les passagers de la diligence &#224; faire halte dans une auberge. Dans les deux cas, le r&#233;tr&#233;cissement de l'espace a pour but de faire monter la tension.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les plans fixes du d&#233;but montrant ce paysage enneig&#233; sont tr&#232;s r&#233;ussis et on n'imaginait pas Tarantino filmeur de la nature. Or il faut bien dire que ces quelques plans ont une vraie force, &#224; la fois belle et terrible car ils sugg&#232;rent la temp&#234;te &#224; venir. A cela s'ajoute le long plan en travelling arri&#232;re montrant un christ en bois (annonciateur des s&#233;vices &#224; venir ?) avec la fameuse diligence s'approchant en arri&#232;re-plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique qui accompagne ce plan, ent&#234;tante, se d&#233;veloppe progressivement pour sugg&#233;rer la marche inexorable des passagers de la diligence vers l'affrontement qui les attend. D&#233;j&#224; leurs destins sont scell&#233;s. La musique originale d'Ennio Morricone, ainsi que l'utilisation de musiques non utilis&#233;es pour &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt;, y sont pour beaucoup dans l'ambiance pesante, lourde et poisseuse du film. Elles donnent aussi au film une identit&#233; propre l&#224; o&#249; l'utilisation de musiques d'autres films connus donnait &#224; &lt;i&gt;Django&lt;/i&gt; un aspect b&#226;tard, constamment cern&#233; par ses influences italiennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux derniers tiers du film se d&#233;roulent donc dans cette auberge bient&#244;t rouge. Le d&#233;cor est fabuleux m&#234;me si on a l'impression qu'il n'est pas toujours exploit&#233; au maximum : le spectateur se rep&#232;re gr&#226;ce &#224; quelques coins cl&#233;s tels que le po&#234;le, la chemin&#233;e et le comptoir/bar. Cependant Tarantino utilise principalement le plan fixe &#224; l'int&#233;rieur de l'auberge si bien que l'on perd, par moments, le sens de l'espace l&#224; o&#249; une cam&#233;ra plus mouvante aurait peut-&#234;tre permit au spectateur une plus grande impr&#233;gnation du lieu. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre d&#233;ception est le fait que Tarantino n'utilise pas vraiment l'ext&#233;rieur or il nous fait entrevoir, plus t&#244;t, la possibilit&#233; d'une utilisation de l'ext&#233;rieur enneig&#233; avec une s&#233;rie de plans montrant deux personnages reliant, gr&#226;ce &#224; des piquets et une corde, l'auberge aux toilettes. Le spectateur imagine qu'il s'agit d'un indice important, que, plus tard dans le film, un personnage se retrouvera coinc&#233; dehors dans le blizzard. Mais non. Il y a aussi un puits qui renferme autre chose que de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bref, &#224; force de resserrer l'espace, le r&#233;alisateur cl&#244;t le champ des possibles et r&#233;duit un peu trop l'action du film. On rappelle d'ailleurs qu'il voit son film comme un Agatha Christie. H&#233;las on ne voit gu&#232;re les personnages enqu&#234;ter ou chercher les indices. Si bien qu'ils en oublient de regarder si il n'y pas de cadavres sous le lit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que The Thing &#233;tait un Agatha Christie pervers dans lequel on accumulait les fausses pistes car la r&#233;alit&#233; (pour les personnages comme pour les spectateurs), ce que l'on croit est biais&#233; quand on est face &#224; l'inconnu (un des grands th&#232;mes explor&#233;s par Carpenter), &lt;i&gt;Les Huit Salopards&lt;/i&gt; ne s'embarrasse pas d'une r&#233;elle enqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HUIT VRAIS SALOPARDS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que ces personnages soient trop s&#251;rs d'eux pour &#234;tre vraiment inqui&#233;t&#233;s. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment l'autre probl&#232;me que l'on peut reprocher au huiti&#232;me film de Quentin Tarantino. Depuis &lt;i&gt;Kill Bill&lt;/i&gt;, le r&#233;alisateur a imagin&#233; et film&#233; des personnages assoiff&#233;s de vengeance (la mari&#233;e, la bande de filles cherchant &#224; se venger du cascadeur psychopathe dans &lt;i&gt;Boulevard de la Mort&lt;/i&gt;, l'unit&#233; sp&#233;ciale de soldats juifs dans &lt;i&gt;Inglorious Bastards &lt;/i&gt; et finalement Django qui cherche &#224; retrouver sa femme tout en en faisant baver, au passage, le plus possible aux blancs racistes qu'il trouve en travers de son chemin). Tellement assoiff&#233;s qu'ils en deviennent antipathiques voir d&#233;testables par moments. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est exactement le cas pour son nouveau film et l'int&#233;ress&#233; ne le nie pas. Il en fait, au contraire, son postulat de d&#233;part : r&#233;unir dans une m&#234;me pi&#232;ce huit personnages tout aussi ignobles les uns que les autres. L'id&#233;e est excitante mais, malheureusement, elle est probl&#233;matique pour un thriller. Le spectateur, face &#224; une telle brochette de salauds, ne sait &#224; quel saint se vouer, &#224; quel personnage s'identifier ou en tout cas, s'int&#233;resser vraiment. Aucun rep&#232;re moral ici, si bien que le spectateur peut vite se retrouver distant par rapport &#224; l'action du film. Les personnages meurent chacun leur tour sans que l'on s'en &#233;meuve vraiment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tarantino avait r&#233;ussi deux moments de tension incroyables dans ses deux pr&#233;c&#233;dents films : la sc&#232;ne d'introduction entre l'officier nazi essayant de faire parler un paysan cachant des juifs ; la sc&#232;ne du d&#238;ner dans laquelle on sent petit &#224; petit que le stratag&#232;me de Django et Schulz pour r&#233;cup&#233;rer la femme du premier tourne en eau de boudin. Deux grandes sc&#232;nes angoissantes, stressantes qui marchaient merveilleusement car on tremblait pour ce paysan humaniste et les juifs cach&#233;s en dessous, et Django et Schulz dans le deuxi&#232;me exemple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &lt;i&gt;Les Huit Salopards&lt;/i&gt;, on a du mal &#224; s'accrocher (sans parler de s'attacher) &#224; un personnage. Kurt Russel, malgr&#233; ses moments de complicit&#233; et d'empathie envers sa prisonni&#232;re, ne cesse de lui d&#233;foncer le cr&#226;ne ou le nez. Samuel L. Jackson en tunique bleue se venge du racisme dont il est victime en devenant aussi sadique que les personnes qu'il combat. Les autres &#8216;salopards' sont du m&#234;me acabit : bourreau appliqu&#233;, criminelle perverse, papy raciste&#8230; Le spectacle reste au rendez-vous et on suit l'action sans d&#233;sint&#233;r&#234;t mais on ne peut pas dire qu'on s'attache au sort de chacun. Ils peuvent bien tous crever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute une utilisation de la violence qui, l&#224; aussi, att&#233;nue la tension que l'on pourrait ressentir. Les premi&#232;res morts sont tr&#232;s impressionnantes mais elles fr&#244;lent (volontairement) le ridicule. Les agonisants vomissent des litres de sang si bien que, une fois la surprise de l'effet pass&#233;e, les habitu&#233;s de Tarantino ou de l'humour noir et gore style Evil Dead se mettront &#224; rire. Alors qu'on devrait se dire &#171; Oh non, il est en train de crever, pas lui &#187;, on rit de ce qui arrive au personnage. &lt;br class='autobr' /&gt;
La grande force du film de Carpenter &#233;tait d'allier deux tons tout en gardant l'unicit&#233; du film : les moments calmes, lents, tendus, inqui&#233;tants laissaient place aux explosions de violence gore presque grand guignolesque. Les corps s'ouvraient en deux, des pattes d'araign&#233;e poussaient sur les t&#234;tes des victimes&#8230; Pourtant on restait scotch&#233;s face &#224; cette exub&#233;rance. La peur &#233;tait visc&#233;rale.&lt;br class='autobr' /&gt; Dans le film de Tarantino, l'angoisse, le suspense, la violence paralysante sont vite abandonn&#233;s pour ne garder que le spectacle pur (gardant une distance avec le spectateur alors que Carpenter arrivait &#224; immerger le spectateur dans son monde de terreur). La violence n'est pas &#233;reintante pour le spectateur, elle est suppos&#233;e &#234;tre jouissive. Du coup, on en arrive presque &#224; vouloir que les personnages souffrent alors que, pour un film d'angoisse, on devrait ressentir de l'empathie pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que Tarantino fait du Tarantino : il joue avec ses personnages, s'amusent de leurs sorts, prend plaisir &#224; les voir souffrir et &#224; les faire souffrir. C'est d&#233;finitivement le film de son auteur au sens o&#249; il est unique mais aussi dans ce sens que, rarement, dans sa filmographie on a autant senti sa main de marionnettiste. A chaque retournement de situation, on entendrait presque l'auteur ricaner derri&#232;re notre fauteuil. Au final, il devient plus salaud encore que ses personnages en prenant un plaisir &#233;vident &#224; les torturer les uns apr&#232;s les autres. Et en plus il fait de nous les complices de sa farce cruelle. Nous rions voire nous jouissons des horreurs que subissent les protagonistes&#8230; au d&#233;triment, encore une fois, du sentiment d'angoisse qui devrait r&#233;gner dans ce huis clos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE NEUVIEME SALOPARD OU COMMENT RENVERSER LES RENVERSEMENTS DE SITUATIONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un flash-back expliquant au spectateur qui est qui, qui sont les &#8216;bons' et les &#8216;m&#233;chants' (m&#234;me si ces termes ne conviennent gu&#232;re aux personnages du film), on introduit un &#8216;invit&#233; surprise' qui, on le pense, va rebattre les cartes. Etonnement, Tarantino lui enl&#232;ve son jeu des mains et annule la possibilit&#233; d'un retournement de situation.&lt;br class='autobr' /&gt; Pendant le dernier acte, il fait entrevoir encore deux fois cette possibilit&#233;. Mais non, le sc&#233;nariste-r&#233;alisateur ne saisit pas les perches qu'il se tend &#224; lui-m&#234;me si bien qu'on a du mal &#224; comprendre o&#249; il veut en venir. On sent qu'il cherche &#224; jouer avec les codes du cin&#233;ma de genre, &#224; jouer avec les rythmes, &#224; surprendre. Et on sait qu'il l'a fait avec brio avec &lt;i&gt;Pulp Fiction &lt;/i&gt; et sa narration complexe et enchev&#234;tr&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait encore essay&#233; de jouer avec les codes dans son pr&#233;c&#233;dent film en faisant finir son film vingt minutes apr&#232;s ce qui semblait &#234;tre le r&#232;glement de compte final. L'id&#233;e &#233;tait louable mais les vingt derni&#232;res minutes de &lt;i&gt;Django Unchained&lt;/i&gt; sont redondantes. Elle replace un nouveau r&#232;glement de comptes final au m&#234;me endroit (le hall d'entr&#233;e de la maison de Calvin Candie) que le r&#232;glement de comptes (pr&#233;-final) pr&#233;c&#233;dent quand on aurait pu imaginer, &#224; la mani&#232;re de bien des westerns italiens, un nouveau final dans le cimeti&#232;re de la famille Calvin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tarantino essaie des choses, joue avec les codes et la narration mais ne semble pas all&#233; au bout de son exploration ou, en tout cas, dans une mauvaise direction. Car jouer avec le spectateur, c'est lui cr&#233;er des attentes or Tarantino ne satisfait pas ces attentes, il fait marche arri&#232;re, ce qui donne, malheureusement, un r&#233;sultat in&#233;gal (tr&#232;s bon par moments, un peu d&#233;cevant par d'autres). En associant western et horreur, on se disait que Tarantino d&#233;lirait. H&#233;las on aimerait qu'il aille au bout de son d&#233;lire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>The Hateful Eight </title>
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		<dc:creator>Pierre</dc:creator>



		<description>Apparently now well at ease with the genre, Quentin Tarantino, three years after his reinterpretation of Django, is back with a good, old-fashioned manly western. But if his previous output paid homage to spaghetti westerns, this new effort is definitely more influenced by the horror genre. Indeed, Tarantino declared several times that The Hateful Eight was largely inspired by John Carpenter's The Thing. And this influence is felt throughout the film : the presence of Kurt Russell (one of (&#8230;)

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&lt;a href="https://mydylarama.org.uk/-rubrique37-.html" rel="directory"&gt;Screen Extra&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L150xH75/arton378-7bea8.jpg?1773229816' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apparently now well at ease with the genre, Quentin Tarantino, three years after his reinterpretation of &lt;i&gt;Django&lt;/i&gt;, is back with a good, old-fashioned manly western. But if his previous output paid homage to spaghetti westerns, this new effort is definitely more influenced by the horror genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indeed, Tarantino declared several times that &lt;i&gt;The Hateful Eight&lt;/i&gt; was largely inspired by John Carpenter's &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt;. And this influence is felt throughout the film : the presence of Kurt Russell (one of Carpenter's favourite actors), snow trapping the characters in a enclosed space, the idea that the audience can't quite tell which characters to believe or trust.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We could, at a push, see in the be-hatted, bespectacled stagecoach driver, an echo of Kurt Russell's pilot in &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REDUCING THE SPACE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Where Tarantino's film best succeeds is in its atmosphere. Leaving behind the grandiose, daunting sets of &lt;i&gt;Kill Bill,&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Inglorious Basterds&lt;/i&gt; and &lt;i&gt;Django Unchained&lt;/i&gt;, Tarantino favours sobriety and understatement by having most of the action take place in an enclosed space (like in &lt;i&gt;Reservoir Dogs&lt;/i&gt;). Watch the same process at work in &lt;i&gt;Django Unchained&lt;/i&gt;. In Tarantino's previous film, the first part takes place in wild, open landscapes (as seen in many classical westerns) but, progressively, the story evolves within ever-decreasing spaces: the two protagonists cross Calvin Candie's property, then find themselves inside his house and finally inside his small dining-room, where the most tense scene of the film (the &#8216;psychological' duel) plays out. We have a similar set-up in &lt;i&gt;The Hateful Eight&lt;/i&gt; with a wild, menacing natural elements that force the passengers of the stagecoach to stop at the inn. In both cases, the director progressively reduces space to increase tension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the beginning of the film, the still shots of snowy landscapes are particularly interesting. We wouldn't have penned Tarantino as a &#8220;nature fimmaker&#8221;. But one must admit that these few shots are very strong, beautiful yet ominous as they suggest a coming storm. A few seconds later, a long and slow tracking shot reveals a wooden Christ (announcing the punishments to come ?) with the stagecoach approaching towards the camera. The heady music accompanying this particular shot progressively builds up to with the passengers' unstoppable march towards the fight that awaits them. Their fates are already sealed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morricone's original score and the use of some of his-largely forgotten-music composed for &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; are largely responsible for the heavy, unpleasant and cloying atmosphere of the film. And where &lt;i&gt;Django&lt;/i&gt;'s soundtrack-a mix of old-school tunes and spaghetti western-style melodies gave it a bit of an eclectic feel, Morricone's score gives &lt;i&gt;The Hateful Eight&lt;/i&gt; its own unique identity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The last two-thirds of the film unfold in the subsequently blood-drenched inn. The set is stunning, although we get the feeling that it hasn't been used to its full potential; viewers get their bearings thanks to a few stand-out elements such as the fireplace, the bar and the stove. However Tarantino mainly uses still shots inside the inn, which means we sometimes lose the full scope of the place. Maybe a roving camera would have allowed for greater viewer immersion. Maybe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Another point to be made the lack of exterior shots. Tarantino doesn't really use the outside much, the open landscape, despite giving us a snowy glimpse of its potential with a series of quick shots showing two characters using ropes and and pegs to connect the inn to the toilet. We're tempted to see in this an important clue that maybe a character might get stuck outside in the blizzard. But no.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basically, reducing the spaces Tarantino shoots in in turn reduces the film's scope and possibilities. Tarantino sees his film as a kind of Agatha Christie-style whodunnit. Unfortunately we don't get the sense that the characters are really looking for clues. They are actually very poor detectives; not even bothering to check under the beds for bodies. &lt;br class='autobr' /&gt;
Whereas &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; kept throwing its audience curveballs, kept us on our toes by stumbling on false leads, &lt;i&gt;The Hateful Eight&lt;/i&gt; doesn't trouble itself with such complex twists and turns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE VERY HATEFUL EIGHT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It seems that the characters are just that bit too confident to really be worried about what's at stake. And this is precisely the other problem with this film. Since &lt;i&gt;Kill Bill&lt;/i&gt;, the director has imagined and filmed characters driven by vengeance (the Bride, the girls seeking revenge against the psychopathic stuntman in Death Proof, the Jewish soldiers in &lt;i&gt;Inglorious Basterds&lt;/i&gt; and finally &lt;i&gt;Django&lt;/i&gt;, tearing through white racists on his quest to find the woman he loves). They are so blood-thirsty that they become unpleasant (or hateful).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is also obviously the case here and the director doesn't deny it. Quite the reverse, this is what his story is built on: assembling eight awful characters in the same place and see what happens. The idea is exciting but is, unfortunately, problematic for a thriller. The audience, confronted with such unlikable figures, struggles to find one to identify with, or at least, express an interest in. There is no moral marker here, which ends up feeling slightly alienating. The characters die one after the other and we struggle to feel any concern or pity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tarantino succeeded in creating two particularly tense moments in his previous two films: the introduction sequence between the Nazi officer and the French farmer hiding Jews in his house; the diner scene in which we gradually realise that Django and Schulz's strategy to get the former slave's wife was collapsing. These two harrowing and stressful scenes worked beautifully; we, as viewers felt for the humanist peasant, the Jews hiding in his house and Django and Schulz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In &lt;i&gt;The Hateful Eight&lt;/i&gt;, it is hard to empathise with any of the characters or feel engaged by their journey. Kurt Russell, despite the odd moment of complicity, is relentlessly brutal towards his prisoner. Samuel L. Jackson pursues vengeance by becoming as sadistic as the racists he is fighting. The other &#8220;hateful&#8221; characters are of a similar ilk: a professional executioner, a perverse criminal, a racist old man&#8230; It is certainly entertaining enough and we watch the action unfold with a healthy dose of interest but we are not interested in the fate of the characters. They can all happily go to hell!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moreover, the overzealous use of violence dilutes the tension we should feel. The first deaths are certainly impressive but they are almost (voluntarily) ridiculous. The dying characters spew out buckets of blood and, after the initial surprise, Tarantino fans and gory horror aficionados begin to laugh. We should be shocked, mildly upset perhaps, but end up giggling at their untimely death.&lt;br class='autobr' /&gt;
The genius of Carpenter's film was to combine two different tones whist retaining unity of action: understated, slow, tense, disturbing moments intermeshed with explosions of absurdly gory violence, bodies split in two, spider legs growing out of heads&#8230; But we remain glued to the screen, sucked in by such exuberance, and visceral fear.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Tarantino's film, anxiety, suspense, paralysing violence are soon cast aside to leave way for pure entertainment (distancing the viewer from the action, when Carpenter managed to truly immerse his audience in his world of terror). In this film, violence doesn't wear the viewer out, it is supposed to be fun to watch. As a result, we almost want the characters to suffer when we should feel empathy towards them. Tarantino is basically true to form: he toys with his characters, laughs at their fate, enjoys seeing them suffer and making them suffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's undoubtedly a Tarantino production; unique in its style. And rarely have we felt the puppet master's hand hover over the characters this much. We can practically hear Tarantino sniggering after each twist and turn. In a way, he becomes even more hateful than his characters by taking such pleasure in their pain and demise. Worse, he makes us party to his cruel game. We laugh, we relish the opporunity to watch the ordeal his characters go through&#8230; once again at the expense of the anxious, claustrophobic feel that such a film should inspire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE HATEFUL NINE OR HOW TO TWIST THE TWISTS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After a bit of a flashback for some character background, establishing who the &#8211; for want of better terms - &#8220;good&#8221; guys and &#8220;bad&#8221; guys are, we're introduced to a new character who, we think, is about to introduce a spanner in the works and usher in a twist. &lt;br class='autobr' /&gt;
Strangely enough, Tarantino doesn't &#8220;use&#8221; this new character and abandons the possibility of a reversal of the situation. In the last act, twice do we think there will be a twist in the situation. But no, Tarantino doesn't seize the opportunities he created so we struggle to understand what it is he's getting at. We know he is trying to play around with the codes-and rhythm-of the genre to try and surprise the audience, something he did brilliantly in &lt;i&gt;Pulp Fiction&lt;/i&gt;, with its complex and muddled narrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He did a similar thing in his previous film by ending the story twenty minutes after what seemed to be the final gunfight. The idea was praiseworthy but the last twenty minutes of &lt;i&gt;Django Unchained&lt;/i&gt; are quite redundant. The final gunfight happens in the same place (Calvin Candie's hall) as the previous one, when we would have expected it to take place in a different location, perhaps Calvin's graveyard, as is the way in most spaghetti westerns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tarantino tries things, play hard and fast with rules and narratives but he doesn't seem to explore their full potential and sometimes dives into a direction that doesn't quite work. He toys with the audience's expectations but doesn't quite satisfy them, leaving us viewers slightly frustrated. He drives us towards the edge of a situation then back-peddles which, unfortunately, produces an uneven film (at times very good, at times a bit disappointing). The promise of a mix of western with horror wetted our appetite for a complete frenzy. Alas I would have liked him to follow through with that promise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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