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		<title>myDylarama</title>
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		<title>Une s&#233;lection de films - Clermont Ferrand 2012</title>
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		<dc:date>2012-04-25T06:05:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clotilde Couturier</dc:creator>


		<dc:subject>Festival</dc:subject>
		<dc:subject>clermont ferrand 2012</dc:subject>

		<description>J'ai eu la joie d'y assister et c'est un tel plaisir de prendre part &#224; ce rassemblement d'oeuvres innovatrices et surprenantes que j'esp&#232;re pouvoir en profiter encore plusieurs dizaines d'ann&#233;es. Pour cela, il faut que nous soyons toujours plus nombreux &#224; appr&#233;cier le talent et l'originalit&#233;... Si vous &#234;tes sensible &#224; ces deux qualit&#233;s, rejoignez la prochaine grande f&#234;te du court-m&#233;trage : en f&#233;vrier 2013 &#224; Clermont-Ferrand ! En attendant, je souhaite vous entra&#238;ner pour une petite plong&#233;e (&#8230;)

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&lt;a href="https://mydylarama.org.uk/-Short-reviews-and-previews-.html" rel="directory"&gt;Courts&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://mydylarama.org.uk/+-Festival-+.html" rel="tag"&gt;Festival&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mydylarama.org.uk/+-clermont-ferrand-2012-34-+.html" rel="tag"&gt;clermont ferrand 2012&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;J'ai eu la joie d'y assister et c'est un tel plaisir de prendre part &#224; ce rassemblement d'oeuvres innovatrices et surprenantes que j'esp&#232;re pouvoir en profiter encore plusieurs dizaines d'ann&#233;es. Pour cela, il faut que nous soyons toujours plus nombreux &#224; appr&#233;cier le talent et l'originalit&#233;... Si vous &#234;tes sensible &#224; ces deux qualit&#233;s, rejoignez la prochaine grande f&#234;te du court-m&#233;trage : en f&#233;vrier 2013 &#224; Clermont-Ferrand ! En attendant, je souhaite vous entra&#238;ner pour une petite plong&#233;e dans les salles du festival 2012 &#224; travers une petite s&#233;lection, non exhaustive et totalement personnelle. J'esp&#232;re que vous vous laisserez s&#233;duire !&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, l'association &#034;Sauve qui peut le court-m&#233;trage&#034; rassemble &#224; Clermont-Ferrand cr&#233;ateurs, journalistes et publics autour d'une immense f&#234;te : le plus grand festival de court-m&#233;trage d'Europe. Bien que soutenu par de nombreuses structures, dont le r&#233;seau France Culture, &#034;Sauve qui peut le court-m&#233;trage&#034; doit sans arr&#234;t se battre pour faire valoir la qualit&#233; du court, son importance dans le processus cr&#233;atif et sa distinction des oeuvres longues.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_54 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mydylarama.org.uk/IMG/jpg/DSC_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH332/DSC_0001-71ec1.jpg?1773237789' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Son combat n'a jamais cess&#233; et doit chaque ann&#233;e se renouveler pour trouver de nouveaux soutiens. Une guerre pour l'innovation et la connaissance qui prend de nombreuses formes, dont ce monument festif et r&#233;v&#233;lateur : le Festival International du Court-M&#233;trage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu la joie d'y assister et c'est un tel plaisir de prendre part &#224; ce rassemblement d'oeuvres innovatrices et surprenantes que j'esp&#232;re pouvoir en profiter encore plusieurs dizaines d'ann&#233;es. Pour cela, il faut que nous soyons toujours plus nombreux &#224; appr&#233;cier le talent et l'originalit&#233;... Si vous &#234;tes sensible &#224; ces deux qualit&#233;s, rejoignez la prochaine grande f&#234;te du court-m&#233;trage : en f&#233;vrier 2013 &#224; Clermont-Ferrand !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_57 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mydylarama.org.uk/IMG/jpg/programme_clermont.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH507/programme_clermont-2a7d4.jpg?1773237789' width='500' height='507' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En attendant, je souhaite vous entra&#238;ner pour une petite plong&#233;e dans les salles du festival 2012 &#224; travers une petite s&#233;lection, non exhaustive et totalement personnelle. J'esp&#232;re que vous vous laisserez s&#233;duire !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mais pour commencer je dois faire le lien avec mes commentaires 2011 en &#233;voquant un film s&#233;lectionn&#233; en comp&#233;tition Internationale, le documentaire &#171; Retour &#224; Mandima &#187;, un t&#233;moignage sinc&#232;re et convainquant de Robert-Jan Lacombe, dont le premier opus &#8211; &#171; Kwa Heri Mandima &#187; &#8211; &#233;tait pr&#233;sent&#233; l'an pass&#233; en s&#233;lection Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200023934&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200023934&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Kwa Heri &#187; abordait le manque et l'absence laiss&#233;s au r&#233;alisateur apr&#232;s la s&#233;paration de son village natal. Je r&#233;clamais justement dans mon post apr&#232;s &#171; Kwa Heri &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.mydylarama.org.uk/spip.php?article72&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une s&#233;lection de films - Clermont Ferrand 2011&lt;/a&gt;) de retrouver quelque chose de ce pass&#233;, et je ne suis pas d&#233;&#231;ue : &#171; Retour &#224; &#187; aborde ses retrouvailles avec ce village.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_56 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH282/F100348314_BR-5d586.jpg?1773237789' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Retour &#224; Mandima &#187;, la cam&#233;ra du r&#233;alisateur est pos&#233;e comme un prolongement de son &#339;il et nous retrouvons avec lui les amis de son enfance, leurs gestes, leurs expressions, leurs personnalit&#233;s, ressentant via ce proc&#233;d&#233; la chaleur et le plaisir de ces retrouvailles. Les conceptions sur l'amiti&#233; et le rapport &#224; la Terre et aux hommes &#171; reviennent &#187; comme des racines enfouies. Souvent, le r&#233;alisateur revient sur le th&#232;me du changement et des transformations de ce groupe d'enfants qui avaient grandi ensemble, lui inclus. Les ann&#233;es ont pass&#233;, l'adolescence, les pr&#233;mices de l'&#226;ge adulte, autant de &#171; rites &#187; v&#233;cus s&#233;par&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; transformations &#187; ponctuent le r&#233;cit. Tout du long, le parall&#233;lisme avec les transformations douloureuses de la guerre est particuli&#232;rement bien montr&#233;. Il est complexe et d&#233;licat de la part du r&#233;alisateur d'avoir su aborder avec une approche aussi sensible ce sujet difficile alors qu'il s'est justement envol&#233; du pays avant les troubles guerriers. Et en m&#234;me temps il aurait &#233;t&#233; g&#234;nant que ce &#171; retour &#187; et les images intimes des retrouvailles avec ses amis ne soient soutenus par une volont&#233; de d&#233;nonciation des &#171; troubles &#187; de guerre. Cette volont&#233; est bien pr&#233;sente et ma&#238;tris&#233;e, amen&#233;e sans peser, touchant sans jamais &#233;touffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je salue le talent du r&#233;alisateur qui a su retrouver ses amis &#171; perdus &#187; avec sa cam&#233;ra &#224; la main mais en gardant son &#226;me bien pr&#233;sente, ce qui fait toute la qualit&#233; du film et permet de toucher au sens propre comme au figur&#233; le fond du sujet. Sa capacit&#233; &#224; rester toujours pleinement honn&#234;te malgr&#233; les critiques qui peuvent lui &#234;tre adress&#233;es fait aussi tout le succ&#232;s du film. A diffuser largement !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour continuer, j'ai &#233;t&#233; transport&#233;e par&#034;Plume&#034;, r&#233;alis&#233; par Barry Purves, dont l'image semble au premier abord r&#233;duite &#224; des mouvements et des expressions simples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200021204&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200021204&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_58 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH241/Plume-48e72.jpg?1773237789' width='500' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En fait, si les d&#233;cors sont tr&#232;s sobres, c'est pour voir comment presque invisibles, ils &#034;impriment&#034; les &#233;motions des personnages, r&#233;v&#233;lant l'importance du contexte sur le v&#233;cu. Le film est tr&#232;s fort en expressivit&#233; et en m&#234;me temps trait&#233; selon une forme th&#233;&#226;trale brechtienne particuli&#232;rement prononc&#233;e. La br&#232;che qu'on pourrait craindre avec ce traitement ne s'ouvre jamais et &#034;Plume&#034; reste en suspens au-dessus du gouffre de l'ennui, nous emmenant dans une conte sans mots, comme une r&#234;verie en train de se composer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence de langage et l'&#233;vidence narrative font de &#034;Plume&#034; une oeuvre tr&#232;s accessible mais qui prend le risque d'&#234;tre catalogu&#233;e comme manich&#233;enne par des spectateurs engourdis. Pourtant, &#034;Plume&#034; s'&#233;l&#232;ve sur plusieurs niveaux, nous laissant libres d'interpr&#233;ter son ent&#234;tement et ses but&#233;es. A mon sens, le personnage ail&#233; se retrouve emp&#234;tr&#233; dans une situation qui lui p&#232;se. Malgr&#233; sa tenacit&#233;, il chute &#224; plusieurs reprises et se trouve &#034;bris&#233;&#034;, contraint d'affronter de petits d&#233;mons qui me font imm&#233;diatement penser &#224; ses propres peurs, mais aussi &#224; une rage int&#233;rieure qui le d&#233;vore... jusqu'&#224; ce qu'il aper&#231;oive l'existence d'autres issues et trouve son chemin &#034;ailleurs&#034;. D&#233;vi&#233; mais reconstruit, &#034;Plume&#034; peut &#224; nouveau voguer vers ses buts, ses espoirs et ses d&#233;sirs. En tous cas il m'a sembl&#233; qu'il flottait sur un petit nuage... Et moi avec.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je tiens ensuite &#224; signaler le fantastique &#034;663114&#034;, la derni&#232;re r&#233;alisation du c&#233;l&#232;bre Isamu Hirabayashi, un film d'animation que je trouve non seulement juste et beau, mais utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200021837&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200021837&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_61 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH281/Hirabayashi_663114_01-a9832.jpg?1773237789' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Suite aux &#233;v&#233;nements survenus au Japon l'an dernier, &#034;663114&#034; nous offre de partager les perceptions de son r&#233;alisateur sur le pays qui est le sien &#224; travers le seul truchement d'une cigale. Dans &#034;663114&#034;, le rapport au d&#233;veloppement naturel, &#224; la transmission de rites ancestraux et &#224; l'impact de l'Humanit&#233; est perceptible dans le parcours de la cigale, que le r&#233;alisateur a r&#233;ussi &#224; nous pr&#233;senter &#224; la fois lin&#233;aire et pourtant tr&#232;s variant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mues successives de la cigale l'am&#232;nent vers une nouvelle &#232;re o&#249; tout semble diff&#233;rent, comme une cigale &#224; moiti&#233; cigale seulement. Une autre moiti&#233; se d&#233;veloppe en elle. Les si&#232;cles de civilisations humaines l'atteignent et peu &#224; peu ses mues portent les miasmes de nos errements. Arrivant &#224; la fin du film, le rapport &#224; la nucl&#233;arisation des &#234;tres &#233;veille forc&#233;ment l'attention apr&#232;s la catastrophe de Fukushima. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;663114&#034; nous replace non seulement devant le cadre des alt&#233;rations de la vie dans son cycle naturel, mais aussi face aux mutations physiques et psychologiques d'un environnement en perp&#233;tuel d&#233;veloppement que nous, Humains, atteignons et d&#233;formons, comme les mues de la cigale le d&#233;montrent.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dans un style tr&#232;s diff&#233;rent, j'ai trouv&#233; la composition de &#034;METEOR&#034;, r&#233;alis&#233; par Christoph Girardet et Matthias M&#252;ller, tout &#224; fait remarquable. Le film est constitu&#233; par fragments recoup&#233;s d'images vieillies, accompagn&#233;es d'un discours hyper actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200020592&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200020592&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_62 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH174/meteor-9e54d.jpg?1773237789' width='500' height='174' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'ambiance sombre mais onirique rappelle un souvenir d'enfance persistant, avec sa saveur douce-am&#232;re, propre non pas &#224; l'enfance elle-m&#234;me qui est plut&#244;t impatiente et volubile, mais au go&#251;t qui nous reste de cette p&#233;riode apr&#232;s la fin, aux saveurs de mistrals gagnants de Renaud ou de madeleines de Proust selon votre inclination. Bas&#233; sur ce ressenti, &#034;Meteor&#034; aborde le rapport de l'enfance &#224; l'&#233;ducation et &#224; l'absence parentale, celui de l'homme &#224; la machine et &#224; la productivit&#233;, et enfin l'entre-temps de gloire et de succ&#232;s qui ram&#232;ne &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion du film par un premier pas sur Mars bien solitaire peut &#234;tre assimil&#233; &#224; un aboutissement ou &#224; une fuite, selon la libre interpr&#233;tation de chacun. Conte de f&#233;es perdues au d&#233;tour des nuits d'enfant, &#034;Meteor&#034; intrigue et serpente. Il nous interroge : que reste-t-il de nos fantasmes d'enfant ? Il nous inqui&#232;te en tant qu'adultes g&#233;n&#233;ralement construits dans la n&#233;gation de ces r&#234;ves d'enfant, et pourtant sensibles &#224; leur pr&#233;sence mystique, persistante. Comment g&#233;rer l'&#233;loignement entre ces deux p&#244;les de notre esprit ? Comment fonctionne la connexion de cette partie du cerveau au quotidien de celui qui les a r&#234;v&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je veux remercier Claudine Natkin pour la r&#233;alisation de son film &#034;Petite Pute&#034;. En toute sinc&#233;rit&#233;, je pense avoir attendu ce film pendant trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200021838&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200021838&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &#034;Petite Pute&#034;, j'ai enfin trouv&#233; une oeuvre qui traite de la prostitution des jeunes sans exc&#232;s, sans vulgarit&#233;, sans dramatisation et sans &#034;victimiser&#034; la jeune femme. Une oeuvre &#224; limage de son h&#233;ro&#239;ne, toute de sinc&#233;rit&#233; et de spontan&#233;it&#233;, port&#233;e avec talent par l'actrice Laurie L&#233;v&#234;que. Cette incroyable qualit&#233; de jeu rend le personnage de la farouche L&#233;a hyper attachante. &#034;Copine&#034; qui veut vivre, elle se lance dans la prostitution comme l'enfant dans le labyrinthe. Son parcours n'est pas trait&#233; comme une errance, une pulsion destructrice ou un exc&#232;s nymphomaniaque, et c'est tellement juste ! Sans stigmatiser ni la prostitu&#233;e, ni le client, ce choix sc&#233;naristique tr&#232;s intelligent permet d'aller au-del&#224; des clich&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Petite Pute&#034; est ancr&#233;e dans trois mat&#233;riaux incorruptibles : le r&#233;el, le vivant et le pr&#233;sent. Et c'est cet &#034;instantan&#233;&#034; qui fait la grandeur du film. Du pass&#233; de L&#233;a, nous ne saurons finalement pas grand chose. Elle a des amis avec qui faire des f&#234;tes, un petit boulot pas passionnant et vit en colocation avec une amie. Peut-&#234;tre est-elle &#233;tudiante, ou peut-&#234;tre pas. Les questions de son milieu social et de ses relations parentales ne sont pas abord&#233;es non plus, ce qui all&#232;ge g&#233;n&#233;reusement le film et lui donne toute sa force. Seule reste la r&#233;alit&#233; : l'&#233;vidence de la facilit&#233; quotidienne du passage &#224; l'acte. La loi de l'offre et de la demande se pr&#233;sente &#224; nous. L'offre trouve imm&#233;diatement client... parce qu'il y a toujours de la demande. Cette sinc&#233;rit&#233; du film nous ram&#232;ne aux questionnements de soci&#233;t&#233;, sans se contraindre aux s&#233;quences d'apitoiement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_60 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH309/petite-pute-claudine-natkin-2394b.jpg?1773237789' width='500' height='309' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La complicit&#233; de la colocataire de L&#233;a est aussi particuli&#232;rement touchante car elle ne voit absolument pas de perversit&#233; dans la d&#233;marche de L&#233;a, fournit tenues et maquillages puis provoque l'orgueil de L&#233;a de mani&#232;re &#224; ce qu'elle aille au bout. L&#233;a est donc pouss&#233;e dans son choix. Le poids de cet encouragement me questionne sur le choix que L&#233;a aurait pris sans influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrive le moment fatidique et L&#233;a se pr&#234;te au jeu, &#224; premi&#232;re vue, mais en fait sans s'y int&#233;grer. Elle refuse d'y prendre &#034;part&#034;. Absente, bien que consciente de ce qu'elle fait, elle refuse d'endosser le r&#244;le de ce qu'elle voit comme un clich&#233; de sexualit&#233; sans intention. Face au client, elle vainct sa g&#234;ne et d&#233;finit les r&#232;gles. L&#233;a prend le pouvoir. Elle vend son corps mais impose sa personnalit&#233;, sa sensualit&#233;, et c'est ce qui fait toute sa Beaut&#233; malgr&#233; l'acte qu'elle entreprend. D'ailleurs quand le client veut s'imposer &#224; elle, elle lui rappelle que c'est elle qui d&#233;cide, qu'elle est vendeuse mais indompt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le choix de L&#233;a est tr&#232;s bien annonc&#233; par la d&#233;ception qu'elle ressent au d&#233;but du film : L&#233;a est attir&#233;e par Greg et il la repousse. Finalement, c'est elle qui le repoussera, le voyant sous son vrai jour. Le comportement gamin de Greg est en d&#233;calage avec la personnalit&#233; enti&#232;re de L&#233;a d&#232;s le d&#233;but du film. Son choix de passage &#224; l'acte, partiellement motiv&#233; par le refus initial de Greg, l'a faite grandir soudainement. La voil&#224; avec des yeux d'adulte devant ce chiot agit&#233; qui se joue du plaisir sans vraiment s'y int&#233;resser. L&#233;a sait o&#249; se trouve le plaisir et comment le donner. Mais elle sait &#224; pr&#233;sent qu'elle a besoin d'une motivation pour pouvoir le donner. La joie d'avoir un capital &#224; d&#233;penser peut &#234;tre une r&#233;compense satisfaisante pour motiver son geste. L'amour pourrait en &#234;tre un autre. Mais ce n'est pas ce que lui propose Greg. Elle ne peut que repousser celui qui est incapable de percevoir son attente &#224; elle et la port&#233;e perverse de ses gestes &#224; lui. Pour grandir apr&#232;s ce geste, il ne reste &#224; L&#233;a que l'argent, grand pourvoyeur de &#034;possibles&#034;, et t&#233;moin palpable du &#034;pouvoir&#034; de L&#233;a. Il est remarquable de la part de la r&#233;alisatrice d'avoir men&#233; au bout la r&#233;flexion sur le passage &#224; l'acte et la m&#226;turit&#233; qui en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour finir, je voudrais citer &#034;Killing the chickens to scare the monkeys&#034;, r&#233;alis&#233; par Jens Assur. Film tr&#232;s court compos&#233; de s&#233;quences d&#233;structur&#233;es dans la temporalit&#233;, &#034;Killing the chickens to scare the monkeys&#034; pose la question de la Justice, de son exercice et de son ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200024176&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200024176&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_59 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L448xH252/killing-the-chickens-to-scare-the-monkeys-e384f.png?1773237789' width='448' height='252' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le retour sur les &#233;tapes de jugement permet de rester objectif quant &#224; leurs d&#233;roulements &#034;dans les formes&#034;. L'accomplissement des lois et l'implication des appliquants, &#234;tres humains engag&#233;s dans l'action gouvernementale, est sans piti&#233; et sans question. L'&#224;-plat subtil de la toute-puissance des pouvoirs gouvernementaux qui &#233;limine ses opposants politiques est particuli&#232;rement bien amen&#233;e, de mani&#232;re neutre et d&#233;tach&#233;e, comme la r&#233;alit&#233; de ces situations, v&#233;cues quotidiennement dans les pays concern&#233;s. L'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e est un &#233;l&#233;ment sensible du film. La nonchalence des appliquants ouvre une possibilit&#233; d'identification &#224; leurs actes et pens&#233;es, un point de vue souvent n&#233;glig&#233; qui nous est ici possible. A mes yeux, &#034;Killing the chickens to scare the monkeys&#034; est en fait un t&#233;moignage. Il en a en tous cas la neutralit&#233;, la construction sur juxtaposition des faits, le refus d'expliquer les images ou d'ajouter du sens, bref l'impartialit&#233;. Pour le reste, c'est au spectateur de juger.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je salue aussi au passage les derni&#232;res r&#233;alisations des tr&#232;s c&#233;l&#232;bres Joseph Pierce et Nicolas Provost !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier pour &#034;The pub&#034; qui m'a beaucoup plu. La sc&#233;narisation que Joseph Pierce a apport&#233; &#224; son style m'a permis de sentir dans &#034;The pub&#034; la volont&#233; de d&#233;fendre une opinion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200025021&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200025021&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allant au-del&#224; du simple stationnement, en mettant son art au profit d'une revendication et en construisant son film avec une trame qui reste non lin&#233;aire mais qui permet au spectateur de trouver un chemin au milieu de ses univers instables et d'en appr&#233;cier le sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second, Nicolas Provost, pour son travail sur le bonheur, un th&#232;me rare et g&#233;n&#233;ralement abord&#233; de fa&#231;on un peu nigaude et qu'il parvient &#224; mettre en images avec autant de qualit&#233; que lorsqu'il choisit de porter &#224; l'&#233;cran des dimensions plus dramatiques. Le cadre cotonneux n'am&#232;ne pas du tout d'aspect niais, les &#233;changes mielleux restent discrets, &#224; l'image d'un bonheur authentique et attendrissant, faisant de &#034;Moving stories&#034; un ouvrage d&#034;une tr&#232;s grande subtilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200024648&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200024648&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette int&#233;ressante orientation dans la cr&#233;ativit&#233; de ces deux artistes m'a intrigu&#233;e et s&#233;duite, car dans les deux cas leurs oeuvres nous retiennent, nous gardent en contact avec les &#233;motions cr&#233;&#233;es par leurs images sans aller vers la sensiblerie &#034;&#224; l'am&#233;ricaine&#034; et finalement nous captivent du d&#233;but &#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour rester dans les auteurs &#224; succ&#232;s, &#034;M&#233;diterran&#233;es&#034; a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par l'&#233;crivain et metteur en sc&#232;ne Olivier Py.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200022372&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200022372&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;M&#233;diterran&#233;es&#034; surprend, car c'est &#224; la fois une oeuvre compl&#232;tement intimiste, bas&#233;e sur un film de famille, et une v&#233;ritable recherche publique et objective sur la construction de l'Image. La r&#233;flexion d'Olivier Py m'a sembl&#233; relever des interrogations nouvelles et proposer en r&#233;ponse diff&#233;rents regards. Il m'a paru comme un scientifique qui &#233;labore des th&#232;ses et s'interroge lui-m&#234;me quant &#224; la place des choses. Avant tout, il nous r&#233;v&#232;le l'instabilit&#233; cr&#233;atrice, oscillant entre la volont&#233; et le spontan&#233;, &#224; travers la question de la ma&#238;trise (ou non) de l'image. Le jeu devant la cam&#233;ra, la conscience d'&#234;tre &#034;en repr&#233;sentation&#034;, am&#232;nent des questionnements quant &#224; la d&#233;formation de la cam&#233;ra sur l'Humain, comme celle de la Sc&#232;ne sur les Artistes. Un questionnement parall&#232;le se d&#233;veloppe, &#233;tendu &#224; la ma&#238;trise des images officielles, qu'elles soient positionn&#233;es en politique, en culture, en publicit&#233;, en communication largement diffus&#233;e... on atteint par l&#224; un nouveau questionnement, sur l'Information et sur l'Emotion...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue plus intime, il est int&#233;ressant de voir comment l'Humain tient aux l&#233;g&#233;ret&#233;s de l'&#234;tre, qu'on veut donner &#224; voir et &#224; partager, comme une vitrine sociale ; mais comment aussi l'Humain veut effacer les souffrances, par pudeur, par honte de souffrir ou alors par volont&#233; d'effacer l'existence m&#234;me de LA souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;M&#233;diterran&#233;es&#034; est un film de regards et d'ouvertures, une promenade &#224; faire, ne serait-ce que pour entendre pleinement tous les demi-mots de la morale paternelle : &#034;J'ai toujours &#233;t&#233; en accord avec mon destin.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Encore un auteur &#224; succ&#232;s dont le g&#233;nie est imm&#233;diatement reconnaissable ! C'est Chan-wook Park, r&#233;alisateur de &#034;Old Boy&#034;, qui a pr&#233;sent&#233; &#224; Clermont &#034;Night fishing&#034;, un court-m&#233;trage co-r&#233;alis&#233; avec son fr&#232;re Chan-Kyong Park, moins connu mais tout aussi talentueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200020522&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=213&amp;c=3&amp;id_film=200020522&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Night Fishing&#034; est un chef d'oeuvre de tension qui vient se connecter &#224; nos tripes et nous absorber dans son &#233;lan. &#034;Night fishing&#034; confirme que lorsque des r&#233;alisateurs de longs m&#233;trages choisissent de faire un court, ce n'est pas pour un petit exercice de style ou par manque de moyens, mais bien pour une grande fresque !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les cultures asiatiques, o&#249; passer du court au long et inversement est une habitude, le choix du court reste tout &#224; fait possible. Il faut &#233;videmment citer les grands magnats de l'animation japonaise, comme Hayao Miyazaki et Isao Takahata des studios Ghibli (qui vont jusqu'&#224; valoriser celui-ci en cr&#233;ant des &#233;piph&#233;nom&#232;nes d'exclusivit&#233; au sein de leur Mus&#233;e) ou Osamu Tezuka, le cr&#233;ateur d'Astro Boy, qui r&#233;alisent chaque ann&#233;e des courts et des longs de grande qualit&#233;, sans distinction qualitative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, il est regrettable que dans les pays europ&#233;ens, choisir le court soit plus rare et g&#233;n&#233;ralement moins valorisant de par des couvertures publicitaires et des allocations de budgets tr&#232;s r&#233;duites. Il est parfois r&#233;voltant d'entendre les journalistes et les professionnels &#233;voquer un r&#233;alisateur &#034;retournant au court-m&#233;trage&#034; alors qu'il n'a fait que du long-m&#233;trage auparavant. Des films comme &#034;Night fishing&#034; rappellent l'injustice de cette situation, face &#224; la cr&#233;ativit&#233; et aux talents que d&#233;voilent chaque ann&#233;e le court-m&#233;trage.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; De nombreux autres courts-m&#233;trages de qualit&#233; ont agr&#233;ament&#233; mes s&#233;ances clermontoises, dont &#034;Portrait from Haiti&#034;, t&#233;moignage rare qui met l'accent sur le tremblement de terre de l'&#238;le, th&#232;me un peu n&#233;glig&#233; par les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=226&amp;c=3&amp;id_film=200022666&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=226&amp;c=3&amp;id_film=200022666&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Portrait from Haiti&#034;, r&#233;alis&#233; par Giovanni Fantoni Modena dans le style docu-fiction, nous montre avec objectivit&#233; et talent &#224; la fois la situation terrible et l'entraide touchante de cette p&#233;riode &#224; partir de l'histoire vraie de Jens Christensen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Aussi, &#034;The monster of Nix&#034;, oeuvre de Rosto, est un travail de grande qualit&#233;, vagabondant autour du th&#232;me de l'inspiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200020390&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200020390&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;compens&#233; par le Prix de la Meilleure Musique Originale, ce conte fantasque est ancr&#233; dans une composition graphique sublim&#233;e. &#034;The monster of Nix&#034; nous raconte comment les &#034;histoires&#034; viennent de ce que nous sommes et de qui nous connaissons, comme une toile inconsciente qui se tisse &#224; partir des r&#233;sidus de notre imaginaire et dont le tissage continue de mani&#232;re ininterrompue. Tisseuse toujours &#224; l'oeuvre, &#224; chaque seconde notre imaginaire est disponible et actif. Seul l'exercice de notre volont&#233; pour entendre l'histoire qu'il tisse peut laisser cette histoire nous porter vers nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; J'ai aussi &#233;t&#233; touch&#233;e par &#034;How to raise the moon&#034;, une oeuvre d'Anja Struck tr&#232;s po&#233;tique &#224; l'esth&#233;tique d&#233;rangeante, dans laquelle le duel de marionnettes qui s'affrontent pour diriger le destin de la jeune fille endormie &#233;veille notre attention sur le sommeil de celle-ci... et nous questionne sur l'avenir qui l'attend... et l'issue &#224; lui souhaiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;The centrifuge brain project&#034;, de Till Nowak, est un court-m&#233;trage tr&#232;s dr&#244;le qui tourne en d&#233;rision le discours de fa&#231;ade des Etats et des Institutions Officielles par rapport aux dangers des cr&#233;ations modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200025058&amp;o=88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&amp;m=213&amp;c=3&amp;id_film=200025058&amp;o=88&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The centrifuge brain project&#034; porte sur la motivation d'un scientifique qui invente des grands huit de plus en plus excessifs et soutient que ces attractions permettent de r&#233;soudre les probl&#232;mes des Hommes par le divertissement. Les exc&#232;s de ses cr&#233;ations pour parcs de loisirs rappellent aussi les exc&#232;s des jeux t&#233;l&#233;vis&#233;s. En m&#234;me temps, ces attractions sont tr&#232;s s&#233;duisantes, et de fait, attractives...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_55 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mydylarama.org.uk/IMG/jpg/real_la_sole-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mydylarama.org.uk/local/cache-vignettes/L500xH782/real_la_sole-2-fa3eb.jpg?1773237789' width='500' height='782' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ang&#232;le Chiodo, r&#233;alisatrice&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; J'ai encore appr&#233;ci&#233; &#034;La sole, entre l'eau et le sable&#034;, r&#233;alis&#233; par Ang&#232;le Chiodo (voir photo), &#034;Attach boat to motor&#034;, r&#233;alis&#233; par Nathan Lewis, et de trop nombreux autres films m&#233;ritants ! J'ai r&#233;llement &#233;t&#233; subjugu&#233;e par toutes ces r&#233;alisations remarquables... un triomphe de talents pour une grande ann&#233;e de court-m&#233;trage ! Et une somptueuse s&#233;lection du Festival de Clermont et de l'association Sauve qui peut !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le palmar&#232;s est diffus&#233; ici : &lt;a href=&#034;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=157&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=157&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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